Kyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes Immortels

Publié le

Un endroit de choix où s'agenouiller pour une petite méditation

Un endroit de choix où s'agenouiller pour une petite méditation

C'est un célèbre moine nommé Jôzan Ishikawa (1583-1672) maître calligraphe et expert en poésie chinoise qui, en 1641, à près de 60 ans, fit construire le Shisen-dô en tant qu'hermitage de montagne, afin d'y passer sa retraite en poésie. La ville de Kyôto a, à présent, étendu sa banlieue jusqu'ici, mais il faut savoir qu'à l'époque, c'était la campagne profonde.

Pourquoi "Pavillon des Poêtes immortels"? Ce fut en hommage à 36 poètes chinois chez qui Ishikawa puisa son inspiration.

Kyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes Immortels

Assez peu fréquenté, ce petit pavillon-temple au toit de chaume offre d'agréables moments de quiétude à contempler le beau jardin, au chant d'un petit ruisseau, de quelques oiseaux, lentement rythmés par le claquement sec et creux d'un morceau de bambou frappant un rocher "poc'...". C'est celui d'un SHISHI ODOSHI, littéralement "effrayeur de cerfs", un petit appareil très ingénieux exploitant les lois naturelles de la gravité, qui ferait, par son bruit, fuir les animaux nuisibles aux cultures. Un son... si japonais!

Ce lien avec sa petite vidéo (cliquer sur la photo de droite en haut pour le voir bouger, et pour le son, sur le fichier audio en bas à droite) en dira plus long que des dizaines de lignes...

Le jardin sec soigneusement râtissé avec ses buissons d'azalées (Tsutsuji) fleurissant au mois de mai.

Kyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes ImmortelsKyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes ImmortelsKyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes Immortels
Kyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes Immortels
Kyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes ImmortelsKyôto : Le Shisèn-dô 詩仙堂, ou Hall des Poêtes Immortels

Sur notre chemin, cette vielle jardinière. Elle nous parle du temps qu'il fait, comme tous les Japonais pour entamer une conversation. Elle passe sa retraite à s'occuper des plantes, des fleurs du Shisendô. Oui, les pensions retraite ne sont pas suffisantes au Japon. Beaucoup de retraités doivent travailler, ne serait-ce qu'à temps partiel. Mais elle dit qu'elle est heureuse, qu'elle aime la nature et prend plaisir chaque jour à s'occuper du jardin. "J'aime les fleurs, car elles sont belles, et toujours "sincères". Pas comme les humains. Si quelque chose ne va pas, elles ne le cachent pas, cela se voit bien".

Elle avait un sourire si serein et chaleureux. Il suffit de sortir l'appareil photo pour que leurs visages se figent dans une froide inexpression. Pour être sérieux, par respect, comme sur les photos officielles.

Elle avait un sourire si serein et chaleureux. Il suffit de sortir l'appareil photo pour que leurs visages se figent dans une froide inexpression. Pour être sérieux, par respect, comme sur les photos officielles.

Kansaijin

Auteure du livre : Une année de ma vie au Japon (ci-dessous).

Publié dans KYOTO

Commenter cet article