Kyôto : Le château Nijôjô 二条城 et ses jardins UNESCO - Le petit Shinsèn-èn 神泉苑

Publié le par Kansaijin

Kyôto : Le château Nijôjô 二条城 et ses jardins UNESCO - Le petit Shinsèn-èn 神泉苑

Le château de Nijô, ou Nijôjô 二条城, au parquet chantant!

Encore un château... me suis-je dit, après en avoir visité quelques uns déjà, semblables avec leurs intérieurs vides de tout ornement, leurs grosses poutres de bois foncé et escaliers vertigineux. Mais celui-ci est très différent, et il s'agit d'ailleurs là plutôt d'un palais.

Le site avec bâtiments et jardins est immense (275 000m2)!

Le Nijôjô fut construit au début du 17e siècle par TOKUGAWA Ièyasu fondateur du Shogunat (gouvernement militaire féodal) de la dynastie des TOKUGAWA.

On peut commencer la visite par le grand palais Ninomaru. Comme d'habitude déchaussés, on fait, de nos pas, chanter le plancher! Tous les sols de bois crissent au Japon, mais celui-ci est très particulier. On dirait réellement de légers pépiements d'une colonie de petits oiseaux. Cet incroyable concept assurait, à l'époque, la sécurité du palais en repérant tout intrus qui pourrait s'y faufiler. Un système d'alarme féodal sans électricité !

Portés par la mélodie, le chemin nous emmène à travers les intérieurs des Shoguns, aux plafonds peints, aux sols à tatamis et panneaux coulissants somptueusement peints. Des poupées de la taille d'humains habillées de Kimonos de l'époque complètent notre immersion dans le monde du Shogunat des TOKUGAWA.

Ce qui frappe encore, c'est ce fossé culturel. Ici la somptuosité semble ne s'exprimer que par la richesse des peintures. Complètement à l'opposé de Versailles, aucune fenêtre, aucun meuble, aucun objet ne viennent perturber l'espace, la pénombre, le vide...

Puis, en 1867, ce bâtiment Ninomaru fut aussi le theâtre d'un évènement très important de l'histoire du pays, la passation officielle du pouvoir à l'empereur, mettant ainsi fin au Moyen-Age japonais, afin de s'ouvrir à l'ère moderne de Meiji 明治(1868-1912).

Le palais abrite alors les cabinets impériaux jusqu'en 1939, où il est offert à la ville de Kyoto pour être ouvert au public en 1940..... Voilà.

Après l'entrée, au détour du chemin, une magnifique porte de bois, le Karamon nous accueille de tous les feux de son or...

Le Karamon, saisissant!Le Karamon, saisissant!
Le Karamon, saisissant!

Le Karamon, saisissant!

Le palais Ninomaru

Le palais Ninomaru

Les intérieurs du Ninomaru. Les deux photos du pamphlet et une prise sur le net, car, comme souvent, les photos sont interdites à l'intérieur :( Histoire de se faire tout de même une imageLes intérieurs du Ninomaru. Les deux photos du pamphlet et une prise sur le net, car, comme souvent, les photos sont interdites à l'intérieur :( Histoire de se faire tout de même une imageLes intérieurs du Ninomaru. Les deux photos du pamphlet et une prise sur le net, car, comme souvent, les photos sont interdites à l'intérieur :( Histoire de se faire tout de même une image

Les intérieurs du Ninomaru. Les deux photos du pamphlet et une prise sur le net, car, comme souvent, les photos sont interdites à l'intérieur :( Histoire de se faire tout de même une image

Les jardins du palais Ninomaru
Les jardins du palais Ninomaru

Les jardins du palais Ninomaru

Et le chemin continue jusqu'au fond des rempartsEt le chemin continue jusqu'au fond des rempartsEt le chemin continue jusqu'au fond des remparts

Et le chemin continue jusqu'au fond des remparts

En route, les bâtiments du palais Honmaru (fermés)En route, les bâtiments du palais Honmaru (fermés)

En route, les bâtiments du palais Honmaru (fermés)

Vues du haut du rempart sur lequel il est possible de monter, et l'épais mur d'énormes pierres dont on se demande comment les gens d'antan ont pu les transporter et les empilerVues du haut du rempart sur lequel il est possible de monter, et l'épais mur d'énormes pierres dont on se demande comment les gens d'antan ont pu les transporter et les empilerVues du haut du rempart sur lequel il est possible de monter, et l'épais mur d'énormes pierres dont on se demande comment les gens d'antan ont pu les transporter et les empiler

Vues du haut du rempart sur lequel il est possible de monter, et l'épais mur d'énormes pierres dont on se demande comment les gens d'antan ont pu les transporter et les empiler

Et le chemin continue encore

Et le chemin continue encore

passant devant les beaucoup plus récents jardins Seiryû-èn (1965) afin de regagner la sortie.passant devant les beaucoup plus récents jardins Seiryû-èn (1965) afin de regagner la sortie.
passant devant les beaucoup plus récents jardins Seiryû-èn (1965) afin de regagner la sortie.

passant devant les beaucoup plus récents jardins Seiryû-èn (1965) afin de regagner la sortie.

Le Jardin de la Source des Dieux, Shinsèn-èn 神泉苑

Pour un petit plus tout près du Nijôjô, il y a le jardin Shinsèn-èn rempli de charme. Celui-ci serait à l'origine du traditionnel Hanami 花見! cette coûtume ancestrale d'aller pique-niquer sous les Sakuras en fleurs. C'était en 812. L'empereur Saga qui règna de l'an 809 à 823, en fit pour la première fois, ici, un évènement officiel!

Pour l'histoire, ce jardin, le plus vieux de Kyoto! est tout ce qui reste de l'empereur Kanmu, qui fit construire ici son palais lorsque, durant son règne, de 781 à 806, il déplaça la capitale japonaise à Kyoto pour que commence l'ère Heian (794-1185). Au fil du temps, le site, ravagé par plusieurs incendies, a disparu, ne laissant que cette petite partie de son jardin.

Avec son pont rouge que l'on traverse en formulant un voeu et son bateau contrastant magnifiquement avec la verdure et l'étang, il illustre bien l'élégance des plaisirs de la noblesse d'antan en harmonie avec la nature.

Kyôto : Le château Nijôjô 二条城 et ses jardins UNESCO - Le petit Shinsèn-èn 神泉苑
Kyôto : Le château Nijôjô 二条城 et ses jardins UNESCO - Le petit Shinsèn-èn 神泉苑Kyôto : Le château Nijôjô 二条城 et ses jardins UNESCO - Le petit Shinsèn-èn 神泉苑
On ressent bien, dans la forme de ce bateau, l'influence chinoise de la culture japonaise

On ressent bien, dans la forme de ce bateau, l'influence chinoise de la culture japonaise

Le Shinsèn-èn dispose aussi d'un restaurant traditionnel à des prix assez conséquents, jardin de l'empereur oblige! Dans tous les cas, avec son entrée gratuite, il offre une petite promenade de charme d'une dizaine de minutes...

Le château de Nijô, le Shinsèn-èn (en rouge), et, à gauche, la gare JR de Nijô

Pour faire tranquillement et profiter un maximum du château de Nijô avec un petit crochet au Shinsèn-èn, comptons une demi-journée. Ensuite, il est possible de marcher (5-10mn du Shinsèn-èn) jusqu'à la gare JR de Nijô (qui compte quelques restaurant où déjeuner), pour prendre le train pour Hanazono, afin de visiter le Myôshinji (article suivant) comme nous l'avons fait, ou pour Arashiyama.

Bonne balade

Kansaijin

Publié dans KYOTO

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