Les CHRONIQUES de KANSAIJIN 2

Publié le par Kansaijin

Les CHRONIQUES de KANSAIJIN 2

Le 10 mai 2017

Voilà, les élections présidentielles sont terminées. Je suis allée voter au bureau de l'Institut franco-japonais de Kyoto, après cette campagne riche en rebondissements que j'avais suivie. Les principaux candidats nous avaient envoyé, à nous, Français de l'étranger, des courriels, parfois des vidéos pour nous interpeller. Je suis heureuse qu'ils ne nous aient oubliés.  "Vous êtes le rayonnement de la France à travers le monde", ont-ils dit. Une grande part de raccolage bien entendu, mais j'avoue que cela m'a portée, moi qui, même si je poursuis ma route, essayant de me réaliser au maximum du possible le plus positivement que je le peux, ressens tout de même parfois quelques passages à vide, me demandant ce que je fais ici...

Comme à chaque début avril, je suis allée voir les fleurs de Sakura en retard de plus d'une semaine ce printemps. Du jamais vu depuis que je suis au Japon. Aaah, ces nuages, ces volutes de fleurs tendres, caresses pour les yeux, léger parfum à peine perceptible... Chaque année je réalise combien tout cela est saisissant de beauté! Des fenêtres des trains parfois, on voyait défiler des dizaines d'arbres en pleine floraison, c'était magnifique! Et la plupart des gens assis sur les banquettes restaient les yeux rivés sur leur smartphone...

Je suis allée pour la première fois cette année voir les cerisiers en fleurs du bord de la rivière Yodogawa, à Osaka, avec ses "bateaux-mouches" très prisés à cette époque. Avec une bonne amie japonaise, nous avons beaucoup parlé, marchant, buvant une bière dans une petite gargotte de plein air face à la rivière. Elle était très ennuyée de DEVOIR aller voir un match de base-ball avec son mari et ses beaux-parents passionnés par ce sport.Son billet avait été acheté sans lui demander son avis alors qu'elle n'aime pas le base ball, et le temps passé avec ses beaux parents relève de la corvée. Pour elle, ce sont des mauvais moments à passer en serrant un peu les dents et en se forçant à sourire, quelque chose qu'elle leur doit, de l'honorable "gaman"(persévérance, sacrifice) qui ferait partie du rôle de la O Yomé-san (femme du fils). Non, il serait mal venu de parler de ces dispositions négatives à son mari. La démocratie dans le couple ne semble pas exister au Japon! Faire semblant, le déni de soi pour faire plaisir, une preuve d'amour parait-il...Et cela me rappelle une autre amie, à Nagoya, japonaise aussi, qui ne supporte pas sa belle-soeur qui s'invite très souvent arbitrairement chez elle. Et, non, surtout, son mari ne doit pas le savoir. Il lui en voudrait! Sa femme n'a pas le droit d'éprouver quelque sentiment négatif envers sa soeur qu'il adore. Elle a même peur qu'il ne la quitte pour cela! Personnellement, j'y vois un grand manque de considération envers la personne censée être un partenaire de vie...! C'est incroyable! Mais c'est comme-ça, me dit-on. Il paraitrait que j'échapperais à ce schéma parce que je suis une Gaijine, une Occidentale!

K, la cinquantaine, me dit qu'elle adore Edith Piaf. Je la trouve tout de même un peu jeune pour ça mais... "Dieu réunit ceux qui s'aiment". Cette phrase de la chanteuse la touche particulièrement, parce qu'au Japon, l'"amour" est une notion tellement surréaliste!

Voilà, et, dans un magasin à 100 yen (un peu moins d'un euro aujourd'hui), comme on en trouve énormément au Japon, j'ai trouvé un ustensile de cuisine génial. Je ne sais pas comment l'appeler, mais il permet de laver le riz et de filtrer l'eau ensuite sans en perdre un grain et tout cela SANS SE MOUILLER LES MAINS!

 

 

 

Voilà à quoi il ressemble. On lave d'abord le riz avec son extrémité, chose que l'on fait d'habitude en écartant les doigts et en faisant pivoter énergiquement la main, puis on jette l'eau, et là, la barrière du milieu bloque les grains qui pourraient s'échapper!Voilà à quoi il ressemble. On lave d'abord le riz avec son extrémité, chose que l'on fait d'habitude en écartant les doigts et en faisant pivoter énergiquement la main, puis on jette l'eau, et là, la barrière du milieu bloque les grains qui pourraient s'échapper!Voilà à quoi il ressemble. On lave d'abord le riz avec son extrémité, chose que l'on fait d'habitude en écartant les doigts et en faisant pivoter énergiquement la main, puis on jette l'eau, et là, la barrière du milieu bloque les grains qui pourraient s'échapper!

Voilà à quoi il ressemble. On lave d'abord le riz avec son extrémité, chose que l'on fait d'habitude en écartant les doigts et en faisant pivoter énergiquement la main, puis on jette l'eau, et là, la barrière du milieu bloque les grains qui pourraient s'échapper!

A bientôt!

Kansaijin

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Lisette 16/05/2017 02:10

C'est toujours sympa de te lire. J'attends toujours tes prochains articles qui me font voyager et retrouver le Japon où j'ai passé quelques semaines et que j'ai adoré. Bisous de France !